Diagnostiquer un cancer pendant une grossesse

Recevoir le diagnostic d’un cancer est toujours désorientant. Le choc émotionnel de la patiente est plus intense pendant la grossesse. De nombreuses questions surviennent: Que faire? Quel traitement est le plus approprié pour préserver la santé de la mère et de l’enfant et quels sont les risques? Si dans les années 90, l’interruption volontaire de la grossesse est le seul recours des femmes enceintes en cas de dépistage du cancer, la prise en charge de la maladie est actuellement possible.

Quand est diagnostiqué le cancer?

Le diagnostic d’un cancer lors de la grossesse est très rare. Les études ont démontré que les pays développés sont plus affectés par la maladie. Il concerne une grossesse sur 20.000 d’après les statistiques. Le cancer du sein, le cancer du col de l’utérus et le cancer de sang sont les cas plus fréquents.
Avec les changements physiologique de la femme, le diagnostic du cancer du sein est difficile pendant la grossesse. Le dépistage de la maladie est assez tardif dans la majorité des cas. En cas de cancer diagnostiqué pendant la grossesse, la publication des recommandations européennes met en avant la préservation de la grossesse. La prise en charge de la maladie est donc très délicate. Elle est décidée en fonction de plusieurs paramètres: le stade de la maladie, les risques des traitements sur la mère et le fœtus ainsi que l’avis du conjoint sont parmi les points importants.

Le risque du traitement?

Le traitement du cancer pendant la grossesse doit être personnalisé. Toutes les analyses ne doivent pas représenter des risques pour le fœtus. Il est donc primordial de limiter l’exposition aux rayonnements. Pour le cancer des seins, les médecins peuvent effectuer des mammographies mais en tenant compte des précautions requises. La chirurgie est par contre quasi impossible. Quant à la chimiothérapie, les médecins doivent adapter le traitement afin de limiter les risques de toxicité du sang du fœtus.
Même si toutes les précautions requises sont respectées, il est difficile d’éliminer toutes les risques. Certains médicaments peuvent provoquer une fausse couche. Pendant le premier trimestre, les risques de malformations sont également élevées. La chimiothérapie peut être administrée jusqu’à la fin de la grossesse. Dans le cas où le stade du cancer est avancé, il est conseillé d’attendre la naissance du bébé pour débuter la chimiothérapie.